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Quels sont les 4 fondamentaux du coaching ?

Dernière mise à jour : 4 juin 2023

Tout le paradoxe du coaching c'est d'être à la fois très en vogue et parfois décrié par méconnaissance, mais quels sont les fondamentaux du coaching sur lesquels s'appuie votre coach pour vous aider à y voir plus clair, que ce soit dans votre vie professionnelle ou dans votre vie personnelle ?


Mieux comprendre le métier de coach, c'est s'offrir l'opportunité d'un recours à un professionnel de la relation d'aide, formé et compétent pour vous accompagner dans la réalisation de vos projets.


Les fondamentaux du coaching
Lors de la première partie de votre coaching, vous prenez de la hauteur et partez à la pêche des fondamentaux qui sont les vôtres : limites, croyances, besoins et valeurs.

Pourquoi identifier les fondamentaux du coaching ?


Loin des gourous qui pullulent sur la toile, le coach professionnel s'appuie sur les fondamentaux du coaching – au nombre de quatre – pour permettre à son coaché de développer une certaine conscience de lui-même. Il est avant tout dans l'écoute, ne vous conseille pas et ne vous propose pas de solutions toutes faites, généralistes, aux problématiques qui vous sont singulières.


Bien au contraire, afin de vous aider à mettre le doigt sur vos propres solutions et à les tester dans un contexte bienveillant et sécurisant, il se montre attentif à vos propos et vous invite à noter certaines de vos paroles : celles qui sont susceptibles de résonner particulièrement à l'heure de réaliser quels sont vos modes de fonctionnement plus ou moins conscients, que ce soit vis-à-vis de vous-même ou dans vos interactions avec les autres.


Lors de la première phase d'un coaching professionnel, dédiée à la prise de recul vis-à-vis de votre situation actuelle, qu'il s'agisse d'un coaching en entreprise ou d'un coaching de vie, le coach certifié vous aide ainsi à identifier 4 fondamentaux parmi tout ce que vous exprimez :

  1. Vos limites,

  2. Vos croyances,

  3. Vos besoins

  4. Et vos valeurs.


Mettre le doigt sur chacun d'entre eux, cela vous permet de cartographier votre réalité, de dresser le cadastre de votre écosystème, celui dont vous êtes le produit comme celui au sein duquel vous évoluez. Cela vous permet de mieux comprendre comment les choses se présentent pour vous, comment elles fonctionnent à vos yeux. Cette approche systémique vous offre en effet la possibilité de saisir ce qui vous aide et ce qui vous freine, voire vous bloque, dans la manière de laquelle vous appréhendez le monde.


Prendre conscience de vos limites, de vos croyances, de vos besoins et de vos valeurs – qui sont les fondamentaux du coaching – permet de dresser l'état des lieux de votre système et de vous mettre plus efficacement en action par la suite.

Ces 4 fondamentaux sont des repères que votre coach professionnel certifié vous invite à marquer au fur et à mesure de vos discussions, tout au long de vos premières séances de coaching. Voici un court focus sur chacun d'entre eux.



La limite

Qu'elle soit aidante ou limitante, la limite est le premier parmi les fondamentaux du coaching que le coach entreprise ou le coach de vie va aider son coaché à identifier. Il se base pour cela sur ses échanges avec la personne accompagnée, en l'invitant à noter sur son cahier de coaching les mots qu'elle a prononcés.


Afin d'expliquer ce qu'est une limite, faisons un parallèle avec le sens de la vue :

  • Lorsque vous regardez autour de vous, vous percevez une image en 3 dimensions. L'information visuelle brute qui vous parvient n'est dans le fond qu'un patchwork de couleurs, de différentes textures plus ou moins exposées à la lumière. C'est bien le traitement que votre cerveau fait de ces informations visuelles qui vous permet de délimiter des objets, des corps, distincts les uns des autres.

  • Par exemple, lorsque vous regardez un verre, c'est bien le traitement que vous faites de cet espace transparent figurant dans votre champ de vision qui vous permet d'en tracer le contour, la "limite", et ainsi d'identifier cet objet qu'est le verre. Tant et si bien qu'il vous est même possible de vous en saisir, pour boire par exemple, ou pour le mettre au lave-vaisselle.


Et bien nous passons notre temps à faire la même chose avec l'ensemble du monde dont nous faisons partie et qui nous entoure. Afin de pouvoir l'appréhender, nous délimitons des espaces. Nous traçons des frontières, des limites, entre ce dont nous sommes capables et ce dont nous ne sommes pas capables par exemple, qui l'on est et qui l'on n'est pas, etc...


Une limite c'est un fait, mais c'est l'appréhension d'un fait, une manière de le regarder, de le découper en un élément distinctif pour nous. La manière de laquelle nous avons tracé la ligne peut selon les cas s'avérer aidante dans la situation dans laquelle nous nous trouvons, ou d'autres fois être davantage limitante. Il arrive en effet que nous soyons coincés par la clôture que nous avons nous-même tracé pour pouvoir nous saisir du monde.


En coaching, on parle donc de "limites aidantes" et de "limites limitantes". Et ces dernières peuvent constituer en elles-mêmes des blocages à lever sur la route de l'atteinte de l'objectif du coaché.



La limite en coaching


La croyance

De la même façon, nous avons tous des croyances – c'est-à-dire des vérités qui sont les nôtres sans fondements plus sérieux que l'interprétation que nous avons fait de certaines expériences auxquelles nous n'avons pas tout compris intellectuellement – aidantes ou limitantes, selon les situations rencontrées.


À l'origine, une croyance est fondamentalement aidante. L'être humain a besoin de sens et ses croyances sont un signe de bonne santé psychique. Elles donnent du sens à certaines absurdités qui nous seraient intolérables sans elles. Elles rendent le monde habitable.


Le coach certifié n'ayant pas fait d'étude en psychologie, il est hors de question pour lui de battre en brèche une croyance, car il ne maîtrise les conséquences que cela pourrait avoir pour la personne bénéficiaire de son accompagnement.


Il y a une bonne et une mauvaise nouvelle avec la croyance. Une fois n'est pas coutume, dérogeons à l'approche positive du coach et commençons avec la mauvaise.


La mauvaise nouvelle avec la croyance

La mauvaise nouvelle avec la croyance, c'est que lorsque je crois que "je ne vais pas y arriver", il n'y a aucune chance que j'y arrive...


Je ne vais même pas essayer. Si j'essaie malgré tout, j'essaierai probablement sans grande conviction. Et j'interpréterai à coup sûr les obstacles sur ma route comme la preuve que mon objectif est inatteignable, me trouvant de toutes les bonnes raisons du monde pour abandonner.


Jusque-là, rien de bien difficile à comprendre. Nous l'avons tous expérimenté, et cela va en quelques sortes de soi. La pensée négative ne nous mène pas au succès. Plus généralement, nous touchons du doigt à quel point une croyance est autovalidante, à quel point elle est autoréalisatrice, en cela qu'elle détermine et programme nos comportements pour qu'ils la renforcent immanquablement.


En coaching, lors de la phase de mise en action, si une croyance constitue un point de blocage sur la voie de l'atteinte de l'objectif du coaché, le coach invite son client à déterminer son comportement non plus en fonction de sa croyance, mais bien davantage en fonction du résultat qu'il souhaite obtenir.


On ne touche pas à la croyance, mais on dépasse par la mise en œuvre d'actions échappant à son pouvoir de détermination les blocages qu'elle nous imposait jusqu'ici.


La bonne nouvelle avec la croyance

La bonne nouvelle avec la croyance est paradoxalement bien plus difficile à appréhender, et il n'est pas rare de passer une bonne partie du coaching à démonter les mécanismes qui l'expliquent.


Si je crois que "je vais y arriver", il y a de grandes chances que j'y arrive...

C'est le pouvoir créateur de la croyance, et de nos pensées en général : ce que je pense créé ma réalité. Et c'est en cela que la pensée positive s'avère le premier principe du coaching, car sa vocation est avant tout de vous aider à réussir quelque chose d'ambitieux, qui vous tient à cœur.


Qu'on se le dise tout le bon, un vrai coach professionnel ne dispense jamais sur les réseaux de conseils généralistes et potentiellement culpabilisateurs. Il ne met pas en avant la bonne recette pour que vous parveniez à faire de votre vie un gâteau à croquer à pleines dents. Il vous aide au contraire à trouver les bons ingrédients et à les mélanger d'une manière qui vous convienne à vous. Et la première chose pour y parvenir, c'est d'y croire, de croire que vous allez y arriver.


Alors comment s'active le pouvoir de la croyance aidante ?

  1. Premier point, lorsque vous croyez que vous allez y arriver, vous essayez avec conviction ! Est-ce que cela suffit ? – Sans doute pas. Sur notre vieux continent, nous ne sommes pas forcément des adeptes du "si on veut, on peut", mais il est important de reconnaître qu'essayer, se mettre en action, c'est déjà un bon premier pas.

  2. Deuxièmement, lorsque vous croyez que vous allez y arriver, vous allez interpréter les obstacles qui ne manqueront pas de se dresser sur votre chemin comme des marches à franchir sur l'escalier qui mène à votre réussite, en redoublant d'efforts face aux difficultés. De nouveau ça ne suffit sans doute pas, mais ça aide drôlement quand même.

  3. Enfin, et c'est le plus important, si vous croyez que vous allez y arriver, vous allez vous comporter comme quelqu'un qui va y arriver. Et si "il n'est pas possible de ne pas communiquer" – principe cher à l'École de Palo alto –, alors vous allez transmettre votre croyance aidante aux gens qui vous entourent, qui ne manqueront pas d'y croire avec vous et donc de vous renvoyer l'image de quelqu'un qui va y arriver, ce qui ne manque pas de caractère encourageant. En voilà une de belle boucle de rétro-feedback positif !


Avez-vous déjà entendu parlé des neurones miroirs ? Il a été découvert dans les années 90, chez les primates – bonne nouvelle : nous sommes des primates –, qu'une bonne partie de nos neurones s'activent de la même manière lorsque nous voyons un congénère faire quelque chose que lorsque nous le faisons nous-même.


En d'autres termes, quand les autres me voient y croire, ils y croient avec moi ; quand ils me voient tout faire pour y arriver, le monde entier se met en marche pour que j'y arrive. Cette citation de Marc Twain, que tout comme moi vous avez sans doute marre de lire sur tous les réseaux sociaux du monde : "Ils ne savent pas que c'était impossible, alors ils l'ont fait", elle est au pluriel ! Au singulier, elle ne serait que bêtement volontariste. Ce qui fait tout son sel, c'est précisément qu'elle exprime que la croyance aidante repousse les frontières du réalisable. Elle exprime la force du nombre et de la communication.


Voilà en quoi une croyance est autoréalisatrice, qu'elle soit limitante ou aidante. Et c'est le rôle du coaching professionnel que de vous aider à en prendre pleinement conscience, pour mieux expérimenter ensuite le pouvoir de la pensée positive. Se référer à la parabole de l'âne de Buridan permet par exemple de travailler une croyance limitante telle que "choisir c'est renoncer".



Le besoin

Qu'est-ce qu'un besoin ? Certes, c'est le troisième parmi les fondamentaux du coaching que nous croisons ici, mais qu'elle est par exemple la différence entre une simple envie et un besoin ?

  • Une envie c'est fluctuant, ça va ça vient. On ne coache pas une envie, cela reviendrait à avancer en plein désert en poursuivant un mirage.

  • Un besoin c'est une nécessité, un manque qui appelle à être comblé, et qui tant qu'il ne l'est pas, reste bien présent, consciemment ou non. On coache un besoin, parce que le but du coaching c'est de réussir, et qu'il est possible de réussir à satisfaire un besoin.


Comme pour la croyance, il y a une bonne et une mauvaise nouvelle avec le besoin et cette fois-ci commençons par la bonne.


La bonne nouvelle avec le besoin

Voici la mise ne situation que je propose à mes coachés pour leur illustrer la bonne nouvelle avec le besoin :

  • Vous avez gagné un trek dans le désert. C'est magnifique, des dunes à perte de vue, mais il fait 50° et vous n'avez pas d'eau... aïe...

  • Voilà cependant que vous me croisez avec ma grande citerne et qu'à l'instar des bédouins, je fais preuve d'hospitalité en vous laissant boire jusqu'à plus soif.

  • Dans l'instant, est-ce que vous avez encore besoin d'eau ? – Non.

La bonne nouvelle avec le besoin, c'est que lorsqu'il est satisfait, il disparaît. Parfois simplement pour un temps, mais un besoin satisfait disparaît.


La bonne nouvelle avec le besoin c'est qu'il est possible de le satisfaire, mais cela va plus loin : satisfaire un besoin, c'est souhaitable.


La mauvaise nouvelle avec le besoin

En effet, j'ai coutume de dire que ne pas satisfaire un besoin, c'est le début des ennuis... Car un besoin que l'on mettrait de côté, sans le considérer à sa juste valeur – parce qu'il ne collerait pas avec la morale par exemple –, ne disparaît pas. Bien au contraire, il va chercher à s'exprimer par des biais détournés, souvent inconsciemment, rendant notre comportement erratique, et parfois même autodestructeur.


Afin d'illustrer ce point, je prends souvent en exemple les malheurs récents d'un grand acteur afro-américain :

  • Je fais 2 mètres, je suis noir et je suis un grand acteur américain.

  • Toute ma vie j'ai couru après la récompense suprême pour un acteur américain.

  • J'ai choisi mes films pour cela et ma filmographie est notamment riche d'un rôle où j'ai joué le plus grand boxeur de tous les temps à l'écran.

  • Mon image est complètement sous contrôle, depuis plus de 30 ans que je suis exposé. Elle est irréprochable. Je suis le meilleur pote que tout le monde voudrait avoir. Bien que mondialement connu, je parais accessible, sympa.

  • Je n'ai jamais répondu à la multitude de provocations que la célébrité ne manque pas de mettre sur mon chemin quasi quotidiennement.

  • Ma vie personnelle est irréprochable. Je suis marié avec la même femme depuis 25 ans. Je ne suis jamais apparu dans les tabloïds, je ne me suis jamais fait surprendre à l'arrière d'une voiture avec une prostituée comme Hugh Grant.

  • Et voici que le jour tant attendu arrive... Ça y est, j'ai réussi. Je vais l'avoir cet Oscar du meilleur acteur, pour un film où je joue le père des sœurs Williams. Je le sais. J'ai réussi, et sans m'en rendre compte, je baisse la garde...

  • Et pour une mauvaise blague sur les cheveux de ma femme,... je décoche une droite à Chris Rock devant la terre entière, en pleine cérémonie des Oscars, au moment de ma vie où je suis le plus exposé !...

Qu'est-il passé par la tête de Will Smith ce jour-là ?!


– Il y a fort à parier qu'il avait mis son besoin de répondre de côté depuis bien trop longtemps, et qu'au pire des moments, et de la pire des manières, il a fini par s'exprimer, condamnant l'ex Prince de Bel Air à être boycotté un petit moment à Hollywood et réduisant en cendres des décennies d'efforts consentis pour installer une belle image de lui-même.



Mettre un besoin de côté, ce n'est jamais un bon calcul.


Et le coaching permet de "résoudre un besoin", c'est-à-dire :

  1. D'en prendre conscience.

  2. D'accepter qu'il est nécessaire d'y répondre.

  3. De déterminer un nouveau comportement qui le satisfera au moins autant, si ce n'est plus, que l'ancien comportement que nous mettions en place et qui présentait des effets secondaires néfastes – tels que frapper un présentateur en direct live...

  4. De nous mettre en action pour incarner ce nouveau comportement qui, lui, est bien davantage souhaitable et sans effets indésirables.

Reste le dernier mais pas des moindres parmi les fondamentaux du coaching, j'ai nommé : la valeur.



La valeur

Nous avons gardé le meilleur pour la fin. La valeur, c'est la star incontestée parmi les fondamentaux du coaching. Le mot est en vogue, on l'entend mis à toutes les sauces. Les entreprises définissent les leurs, on tente d'agir en fonction des nôtres, mais qu'est-ce qu'une valeur au juste ?


Déjà, de manière empirique, nous en avons une dizaine. Certaines personnes en ont 8, d'autre 12. Elles sont de grandes notions auxquelles nous tenons. Nos valeurs sont la plupart du temps héritées, mais il arrive qu'en réaction à un traumatisme, nous ayons construit une valeur.


À la différence du besoin – qui en est un faux-ami lorsqu'il est très fort –, une valeur ne disparait pas lorsqu'elle est satisfaite dans notre vie. Elle reste fondamentale, comme une fin en soi plutôt que comme un outil qui nous servirait à quelque chose. Une valeur se suffit à elle-même. Elle aspire à être la justification de nos actes et nous porte littéralement à agir.



La valeur, premier des fondamenteux du coaching


J'ai longtemps cherché comment illustré ce qu'est une valeur, et voici la métaphore qui me parait la plus pertinente :

  • Lorsque vous allez voir un film en 3D, vous portez des lunettes avec un verre vert et un verre rouge.

  • Et bien vos valeurs, ce sont comme une dizaines de lentilles de couleurs que vous portez constamment sur vos yeux, qui donnent une teinte bien particulière au monde, la vôtre, et que vous ne pouvez pas enlever.

Une valeur structure votre rapport au monde. Lorsque vous agissez en fonction d'elle, ou lorsqu'elle est honorée autour de vous, vous êtes bien, vous êtes aligné, vous êtes vous-même, vous êtes porté en énergie positive !


A contrario, lorsque l'une de vos valeurs est bafouée, même si cela ne vous touche pas de près, cela vous met en énergie négative, en colère, et cela vous porte à agir. Par exemple, si vous avez la valeur justice, confronté à une injustice vous vous comportez en redresseur de tort ; et même si vous ne vouliez pas le faire, ce serait plus fort que vous. Ou encore, confronté à un mensonge, si vous avez la valeur honnêteté, vous faites tout pour que la vérité éclate au grand jour.


C'est là l'un des principaux bénéfices du coaching, qu'il soit personnel ou professionnel : il vous aide à mettre le doigt sur vos valeurs, à les cartographier et à prendre conscience à quel point elles s'expriment à aujourd'hui dans votre vie, contribuant à ce que vous soyez épanoui, ou au contraire pesant sur votre moral.


Le coaching, c'est aussi fait pour que vous puissiez agir en fonction de ce qui a vraiment de la valeur à vos yeux.








Vous connaissez désormais les fondamentaux du coaching, savez qu'ils sont au nombre de 4, qu'il s'agit des limites – aidantes ou limitantes –, des croyances – aidantes ou limitantes –, des besoins et des valeurs, mais qu'attendez-vous donc pour les mettre en musique en vous lançant dans votre propre coaching perso ?

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