• Aurélien | Coach pro perso

L'âne de Buridan : choisir sans renoncer !

Dernière mise à jour : sept. 15

AIDE À LA DÉCISION

Le coaching, aide à la décision
Affamé et assoiffé, l'âne de Buridan meurt faute de choisir entre un seau d'avoine et un seau d'eau.


Il y a des moments où votre voix intérieure vous souffle qu'il est temps de changer quelque chose. Que ce soit dans votre vie pro ou dans votre vie perso, une force vous pousse à faire autrement, voire tout à fait autre chose.


Mais que faire au juste ? Comment ne pas vous perdre ? Que choisir parmi l'étendu des possibles qui s'offrent à vous ? Et comment lever les blocages qui vous empêchent de vous poser les bonnes questions, de faire des choix et d'avancer ?


Un philosophe français du bas Moyen-Âge pourrait bien vous éclairer sur la dynamique de vos décisions…



Le dilemme de l'âne de Buridan

C'est au 14e siècle que le philosophe Jean Buridan (1292-1363) reprend un paradoxe évoqué par Aristote dans ses écrits. Buridan met en situation un âne qui, après une longue journée de labeur, se trouve à égale distance d'un picotin d'avoine et d'une ration d'eau. Incapable de se décider entre la nourriture et le breuvage, l'âne meurt de faim et de soif.


Du point de vue logique, plutôt qu'à un paradoxe, l'âne de Buridan devenu célèbre est confronté à un dilemme, qui tend vers l'absurde. Il est en effet mis face à une alternative contenant deux propositions contradictoires et toutes deux insatisfaisantes, entre lesquelles il est contraint de choisir.


L'histoire de l'âne de Buridan, comme celle du Choix de Sophie de William Styron — roman paru en 1979 où l'héroïne porte la terrible culpabilité d'avoir dû choisir entre son fils et sa fille lors de sa déportation à Auschwitz — sont deux exemples auxquels j'invite souvent mes clients à s'intéresser lors de mes coachings. En tant que coach professionnel à Toulouse et en ligne dans tout le Sud-Ouest, aider mes coachés à s'interroger sur la dynamique de leurs décisions s'impose, dans l'optique de l'atteinte de leurs objectifs.



L'absurdité du non-choix

Ce n'est pas un homme, ou une femme, que Buridan met en situation de devoir répondre à ce dilemme, mais bien un animal. C'est de la sorte qu'il met en évidence toute l'absurdité des circonstances. Et cela n'a rien d'innocent car dans le cas d'un être humain, le choix se ferait, par la force des choses.


Ainsi dans Le Cid (1637), face à un choix littéralement cornélien entre son amour pour Chimène et son devoir d'éliminer le père de son aimée, Rodrigue finit par choisir — son devoir en l'occurence... Tout absurde qu'il soit, le non-choix n'est pas possible pour qui est doué de conscience.


C'est ce que Jean-paul Sartre (1905-1980) exposera plus tard au travers de sa philosophie existentialiste et de sa fameuse assertion : "L'homme est condamné à être libre." Non seulement il n'y a pas de liberté sans contrainte de laquelle se libérer, mais nous sommes en tant qu'êtres pensants dans l'obligation d'exercer notre libre arbitre, dans l'obligation de choisir. Même choisir de ne pas décider, cela reste un choix passif.



« Des deux côtés l'âne se vit tenter également, et, dressant ses oreilles, juste au milieu des deux formes pareilles, de l'équilibre accomplissant les lois, mourut de faim, de peur de faire un choix. » Voltaire


Le choix comme un renoncement

Cependant, si nous n'avons pas d'autre choix que de choisir, n'y a-t-il jamais que deux alternatives contradictoires qui s'offrent à nous ? En quoi faire un choix ce serait forcément renoncer ? Les alternatives qui s'offrent au décisionnaire sont souvent tout à fait conciliables. Tout au plus s'agit-il de choisir dans quel ordre faire les choses.


Nous sommes enclins à aborder les problématiques auxquelles nous sommes confrontées de manière fermée. Il s'agit là d'un biais cognitif qui révèle notre tendance à considérer le choix comme la réponse à une dualité : oui ou non, à droite ou à gauche, mon cœur ou ma tête... Pourtant à bien y regarder, il existe souvent de nombreux possibles, qu'il nous appartient d'appréhender. La façon de laquelle nous nous représentons le choix à faire, celle dont nous posons le problème, est donc déterminante.

Lors du processus de coaching, en amont de la définition de sa stratégie, le coaché est ainsi invité à lister toutes les options qui s'offrent à lui pour atteindre son objectif, tous les chemins qu'il pourrait potentiellement emprunter pour parvenir à destination. Il multiplie ainsi les alternatives. En général, en variant les points de vue sur la question, le coaché parvient à une liste d'options bien plus longue que ce qui lui était venu à l'esprit de prime abord.



L'embarras du choix ou l'ouverture de tous les possibles ?

Dans le cas où vous sentez qu’il est temps d’accomplir autre chose, de prendre une autre voie sans trop savoir laquelle, ces nombreux possibles qui s’offrent à vous peuvent vous amener à vous sentir perdu, à ne pas savoir quoi choisir et par où commencer. C’est l’embarras du choix, la paralysie vous guète et sortir de cette situation vous demandera un réel effort.


Le coach intervient alors pour vous aider à formaliser votre engagement dans l’exploration de votre situation actuelle et la recherche de votre objectif. C’est en prenant conscience de ce qui est fondamental pour vous, de ce qui vous tient viscéralement à cœur, que vous parviendrez plus facilement à poser les termes du choix que vous souhaitez faire.


Une fois ces termes clarifiés, prendre le temps d’envisager toutes les options qui s’offrent à vous s’avère plus stimulant qu’angoissant. Cela se présente avant tout comme une démarche vous permettant de décider en connaissance de cause plutôt que par défaut, sous le joug de l’ignorance. Au lieu de réduire les choix pour faciliter la décision, vous multipliez sciemment les options pour que la décision prise in fine soit l'expression d'un vrai choix, qui vous corresponde à la fois dans la direction que vous empruntez et les moyens que vous mettez en œuvre.


Coach professionnel Toulouse

Le coaching ou l'art de la décision

La décision est en elle-même un processus complexe, qui tissent ensemble les fils de la rationalité et des affects, et se produit dans un environnement qui lui aussi va en se complexifiant. Se faire accompagner pour prendre la bonne décision et parvenir à ses fins s’avère souvent gagnant.


En optant pour vous faire coacher, l'aide à la décision que vous sollicitez intervient à trois niveaux :

  1. Le choix de vous engager, en début de coaching

  2. Le choix de votre objectif, en milieu de coaching

  3. Le choix de votre stratégie, en fin de coaching.


En toute autonomie, vous suivez une méthodologie à l'efficacité avérée dans un cadre sécurisant, bienveillant et stimulant dont votre coach personnel et professionnel se montre garant. C'est de la sorte que vous vous assurez de vous respecter et de respectez votre entourage.



Que votre problématique soit personnelle, professionnelle ou les deux à la fois, je vous accompagne dans l'identification des choix que vous avez à faire et dans leur mise en oeuvre pratique, afin que vous réussissiez à dépasser les blocages qui, lorsque vous êtes livré à vous-même, vous entravent.

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